Bienvenue! Voilà des ressources qui vont vous aider à maîtriser la langue française.
vendredi 21 mars 2014
vendredi 16 novembre 2012
LETTRES À COMPARER
- Mon Aglaé,
J'ai pris une grande décision. J'ai eu, hier, une
violente discussion à propos de notre mariage. Maintenant, tout est
fini. Entre nous, ils se sont montrés odieux. Papa a dit :
-« Grand père te tuera si tu épouses cette fille !»
- «Mais non! » a ajouté maman.
Je
saurai te défendre. Tu as compris, ils veulent que j'épouse Charlotte,
la fille de la charcutière qui est laide. Comme toi, je la trouve
grotesque mais elle est riche. Il n’y a plus à hésiter et mon choix est
fait : t’oublier ? Moi ? Jamais! Je serais un sale type en épousant
Charlotte. C'est avec toi que je me marierai !
Ton Gaston
- Mon Aglaé,
J'ai
pris une grande décision. J’ai eu hier une violente discussion. A
propos de notre mariage, maintenant, tout est fini entre nous. Ils se
sont montrés odieux ! Papa a dit :
-« Grand père te tuera si tu épouses cette fille ! »
- «Mais non! », a ajouté maman, « je saurai te défendre ». Tu as compris,
ils veulent que j'épouse Charlotte, la fille de la charcutière, qui est
laide comme toi. Je la trouve grotesque, mais elle est riche : il n’y a
plus à hésiter et mon choix est fait : t’oublier. Moi, jamais je serais
un sale type en épousant … Charlotte, c'est avec toi que je me marierai !
Ton Gaston
jeudi 21 juin 2012
Aujourd'hui 21 juin, c'est la "Fête de la musique" !
A l'occasion du solstice d'été dans l'hémisphère nord, la musique
s'invite dans de nombreuses villes du monde et gagne les rues, les
bistros, les pub, les parcs, les musées...
Et vous ? Fêterez-vous la fête de la musique ce soir ?
Réécoutez les artistes invités tout au long de l'année par TV5MONDE sur http://www.tv5mondeplus.com/ evenement/fete-de-la-musique.
jeudi 7 juin 2012
mercredi 30 mai 2012
"Je l'aime à mourir" Sophie, Ludovic et Delphine
Profitez de cette nouvelle version de la chanson de Francis Cabrel en anglais, français et espagnol. Bonne semaine!
jeudi 17 mai 2012
DECLARATION- GEORGES MOUSTAKI
Déclaration
Je déclare l'état de bonheur permanent
Et le droit de chacun à tous les privilèges.
Je dis que la souffrance est chose sacrilège
Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc.
Je conteste la légitimité des guerres,
La justice qui tue et la mort qui punit,
Les consciences qui dorment au fond de leur lit,
La civilisation au bras des mercenaires.
Je regarde mourir ce siècle vieillissant.
Un monde différent renaîtra de ses cendres
Mais il ne suffit plus simplement de l'attendre :
Je l'ai trop attendu. Je le veux à présent.
Que ma femme soit belle à chaque heure du jour
Sans avoir à se dissimuler sous le fard
Et qu'il ne soit plus dit de remettre à plus tard
L'envie que j'ai d'elle et de lui faire l'amour.
Que nos fils soient des hommes, non pas des adultes
Et qu'ils soient ce que nous voulions être jadis.
Que nous soyons frères camarades et complices
Au lieu d'être deux générations qui s'insultent.
Que nos pères puissent enfin s'émanciper
Et qu'ils prennent le temps de caresser leur femme
Après toute une vie de sueur et de larmes
Et des entre-deux-guerres qui n'étaient pas la paix.
Je déclare l'état de bonheur permanent
Sans que ce soit des mots avec de la musique,
Sans attendre que viennent les temps messianiques,
Sans que ce soit voté dans aucun parlement.
Je dis que, désormais, nous serons responsables.
Nous ne rendrons de compte à personne et à rien
Et nous transformerons le hasard en destin,
Seuls à bord et sans maître et sans dieu et sans diable.
Et si tu veux venir, passe la passerelle.
Il y a de la place pour tous et pour chacun
Mais il nous reste à faire encore du chemin
Pour aller voir briller une étoile nouvelle.
Je déclare l'état de bonheur permanent.
Et le droit de chacun à tous les privilèges.
Je dis que la souffrance est chose sacrilège
Quand il y a pour tous des roses et du pain blanc.
Je conteste la légitimité des guerres,
La justice qui tue et la mort qui punit,
Les consciences qui dorment au fond de leur lit,
La civilisation au bras des mercenaires.
Je regarde mourir ce siècle vieillissant.
Un monde différent renaîtra de ses cendres
Mais il ne suffit plus simplement de l'attendre :
Je l'ai trop attendu. Je le veux à présent.
Que ma femme soit belle à chaque heure du jour
Sans avoir à se dissimuler sous le fard
Et qu'il ne soit plus dit de remettre à plus tard
L'envie que j'ai d'elle et de lui faire l'amour.
Que nos fils soient des hommes, non pas des adultes
Et qu'ils soient ce que nous voulions être jadis.
Que nous soyons frères camarades et complices
Au lieu d'être deux générations qui s'insultent.
Que nos pères puissent enfin s'émanciper
Et qu'ils prennent le temps de caresser leur femme
Après toute une vie de sueur et de larmes
Et des entre-deux-guerres qui n'étaient pas la paix.
Je déclare l'état de bonheur permanent
Sans que ce soit des mots avec de la musique,
Sans attendre que viennent les temps messianiques,
Sans que ce soit voté dans aucun parlement.
Je dis que, désormais, nous serons responsables.
Nous ne rendrons de compte à personne et à rien
Et nous transformerons le hasard en destin,
Seuls à bord et sans maître et sans dieu et sans diable.
Et si tu veux venir, passe la passerelle.
Il y a de la place pour tous et pour chacun
Mais il nous reste à faire encore du chemin
Pour aller voir briller une étoile nouvelle.
Je déclare l'état de bonheur permanent.
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